Paris 20e · Belleville, Charonne, portes de Paris

Rénovation d’appartement à Paris 20e

Dans le 20e, plus de la moitié des résidences principales ont été achevées entre 1946 et 1990. Rénover y veut dire composer avec le béton, les gaines collectives et la question de l’amiante, mais aussi avec des HBM, des villas et des maisons. Nous intervenons depuis le 12e voisin, avec un seul interlocuteur pour tous les corps d’état et un devis gratuit.

Un parc dominé par l’après-guerre : ce que disent les chiffres du 20e

Le 20e compte 108 876 logements. À la différence des arrondissements centraux, l’immeuble d’avant 1919 y est minoritaire : 13,9 % des résidences principales, contre 31,4 % pour Paris. Les années 1971 à 1990 en représentent au contraire 30,1 %, et la période 1946 à 1990 dans son ensemble 53,4 %. Autre trait marquant, 31,7 % des résidences principales sont des logements HLM loués vides, contre 18,1 % à l’échelle de la ville.

Concrètement, ce que l’on découvre en ouvrant les murs n’est pas le même que dans un immeuble de faubourg, et chaque découverte a son intervenant.

Ce que l’on peut découvrirOù on le rencontreQui s’en charge
Matériaux contenant de l’amiante (dalles de sol, colles, conduits)Bâtiments antérieurs à l’interdiction de 1997Un diagnostiqueur certifié les repère avant les travaux
Peintures au plombLogements construits avant 1949Un diagnostiqueur certifié
Mur porteur à ouvrirToutes époques ; refends et voiles en béton après-guerreUn bureau d’études calcule, puis l’ouverture se fait sous étais
Installation électrique d’origineLogements jamais repris, quelle que soit l’époqueL’électricien, qui remet le tableau aux normes
Sol à rattraper avant carrelage ou parquetDalles anciennes, planchers bois des immeubles d’avant-guerreLe maçon ou le carreleur, avant la pose

Sources : INSEE, dossiers complets Paris 20e et Paris, recensement 2023, tableaux LOG T1, LOG T8 et LOG T10 ; INRS, amiante ; Service-Public, constat de risque d’exposition au plomb, consultées le 02/11/2026.

Immeubles des années 1950 à 1980 : amiante, gaines et réseaux à vérifier

L’Apur, l’atelier parisien d’urbanisme, consacre une étude entière à la réhabilitation des bâtiments construits à Paris entre 1945 et 1974 : ils forment une famille à part, ni ancienne ni récente. Dans un appartement de cette période, trois sujets se regardent avant tout devis.

L’amiante

Interdit en France depuis 1997, l’amiante reste présent dans de nombreux bâtiments : dalles de sol, colles, faux plafonds, conduits. Avant les travaux, le donneur d’ordre fait réaliser un repérage par un diagnostiqueur certifié, et le chantier s’organise selon ses conclusions. Le détail figure dans notre article diagnostic amiante avant travaux.

Les gaines et les colonnes

Les colonnes d’eau, d’évacuation et d’électricité y passent dans des gaines communes. En copropriété, les gaines et les parties de canalisations qui traversent les logements comptent parmi les parties communes : on s’y raccorde, on ne les déplace pas sans l’accord de l’assemblée générale.

L’électricité

Une installation des années 1960 ou 1970 jamais reprise se contrôle de bout en bout : tableau, protections différentielles, nombre de circuits, prises de la cuisine et de la salle d’eau. Notre page électricien à Paris 12e détaille la mise aux normes.

Diagnostiqueur en combinaison prélevant un échantillon de dalle de sol ancienne avant des travaux
Photo d’illustration : le repérage de l’amiante est confié à un diagnostiqueur certifié.

Sources : Apur, réhabilitation des bâtiments construits à Paris entre 1945 et 1974 ; INRS, amiante ; Service-Public, travaux dans l’appartement d’un copropriétaire, consultées le 02/11/2026.

Les HBM des portes du 20e : entre construction ancienne et béton armé

Les habitations à bon marché de la ceinture de Paris ont été bâties entre les deux guerres et jalonnent la limite de la ville sur 17 km. L’Apur les décrit comme un parc « entre-deux » : il hérite de nombreux traits de la construction ancienne tout en employant déjà le béton armé. Dans le 20e, 19,3 % des résidences principales datent de 1919 à 1945, et la Ville y a engagé la rénovation thermique de 2 600 logements HBM aux portes de l’arrondissement.

Pour un appartement dans ce type d’immeuble, murs et planchers sont de nature mixte : avant de fixer des meubles hauts, de percer pour une gaine ou de supprimer une cloison, on identifie ce qui est porteur et en quel matériau.

Sources : Apur, les HBM de la ceinture de Paris, étude historique ; Apur, réhabilitation des HBM ; conseil du 20e arrondissement, séance du 3 octobre 2022, consultées le 02/11/2026.

Villas, maisons et Campagne à Paris : rénover l’intérieur, respecter l’extérieur

Le 20e compte 1 279 maisons, soit 12 % des maisons de Paris. Le PLU bioclimatique, approuvé le 20 novembre 2024, y a ajouté une protection patrimoniale de la Campagne à Paris, l’ensemble de petites maisons de l’arrondissement.

Dans une maison, nos travaux restent à l’intérieur : distribution des pièces, salle de bain, cuisine, électricité, plomberie, sols et peinture. Tout ce qui change l’extérieur (fenêtres, ouvertures, volets, climatiseur, toiture) passe par une déclaration préalable en mairie, avec l’accord de l’architecte des Bâtiments de France si la maison se trouve aux abords d’un monument historique.

Séjour ouvert et lumineux avec escalier droit en bois et canapés gris dans une maison rénovée
Photo d’illustration.

Une maison ou un appartement à rénover dans le 20e ? L’étude sur place et le devis détaillé poste par poste sont gratuits.

Demander un devis

Sources : INSEE, recensement 2023, tableau LOG T3, Paris 20e et Paris ; Ville de Paris, PLU bioclimatique ; Service-Public, déclaration préalable, consultées le 02/11/2026.

Du gypse sous une partie du 20e : pourquoi une fuite n’est jamais anodine

L’Inspection générale des carrières recense d’anciennes carrières de gypse dans quatre arrondissements de Paris : le 10e, le 18e, le 19e et le 20e. Or le gypse est l’un des minéraux les plus solubles dans l’eau : là où il se trouve, une fuite de canalisation ou des infiltrations répétées peuvent le dissoudre et créer des cavités, parfois à l’origine d’effondrements.

Pour un appartement en étage, cela ne change pas la méthode. Pour un rez-de-chaussée, une maison ou un projet qui touche au sol, deux précautions : des raccordements étanches et vérifiés, et un renseignement auprès de l’Inspection générale des carrières, qui répond en ligne en moins de huit jours. Les raccordements et la reprise des évacuations sont détaillés sur notre page plombier à Paris 12e.

Mains d’un plombier raccordant un meuble vasque, tubes multicouches et vannes d’arrêt
Photo d’illustration.

Source : Ville de Paris, Inspection générale des carrières : tout savoir sur les sous-sols, consultée le 02/11/2026.

Belleville, Ménilmontant, Charonne : des monuments et leurs abords

Les hauteurs de l’est parisien gardent des ouvrages très anciens, protégés au titre des monuments historiques. Quand un immeuble se trouve dans leurs abords, les travaux qui changent son aspect extérieur demandent l’accord de l’architecte des Bâtiments de France.

  • Les regards des Eaux de Belleville, rue des Cascades, dont le regard Saint-Martin, du 17e siècle : classés en 2006.
  • L’église Saint-Germain-de-Charonne, place Saint-Blaise : classée en 1923.
  • Le pavillon dit Pompadour, 121 rue de Ménilmontant : inscrit en 1928.

Rien de tout cela ne concerne la pose d’une salle de bain ou d’un parquet. Un projet qui touche aux fenêtres ou à la façade se vérifie en revanche avant d’être chiffré : aux abords d’un monument, la déclaration préalable est instruite en deux mois au lieu d’un.

Sources : base Mérimée, notices regard Saint-Martin, regard des Messiers, église Saint-Germain-de-Charonne, pavillon dit Pompadour ; ministère de la Culture, travaux aux abords d’un monument historique, consultées le 02/11/2026.

Ce que nous faisons dans le 20e, et ce que nous confions à d’autres

Nous coordonnons tous les corps d’état de l’intérieur, avec un seul interlocuteur du premier appel à la réception. La démarche d’ensemble est décrite sur la page rénovation d’appartement à Paris.

Préparer le chantier : emprise sur la rue, gravats et horaires

Entre les rues en pente de Belleville et de Ménilmontant et les boulevards des portes, la logistique d’un chantier se règle avant le premier jour.

  1. 01

    Un mois avant, au moins

    Si une benne ou une palissade doit occuper la rue, le propriétaire dépose une demande d’emprise sur le service CITE de la Ville : il dessine sur une carte la forme, la longueur et la largeur de l’occupation.

  2. 02

    À réception de l’autorisation

    La section territoriale de voirie répond en une à quatre semaines ; l’autorisation se télécharge sur CITE, où la fin de l’emprise devra aussi être déclarée.

  3. 03

    Pendant les travaux

    Les travaux bruyants suivent l’arrêté de la Maire de Paris du 12 juillet 2017 : de 7 h à 22 h en semaine, de 8 h à 20 h le samedi, jamais le dimanche ni les jours fériés.

  4. 04

    Pour les gravats triés

    Les déchèteries de la Ville ne prennent plus les déchets du bâtiment depuis le 1er janvier 2025. Côté est, sa liste cite Point P à Montreuil (rue des Sorins et boulevard de la Boissière, pour les inertes) et à Noisy-le-Sec (inertes, bois, métal, plâtre, plastique) ; la déchèterie du Syctom à Romainville n’accueille que les particuliers. L’évacuation est à préciser au devis.

  5. 05

    Pour les produits dangereux

    Restes de peinture, colles et mastics partent au Trimobile ou dans une déchèterie municipale qui les accepte.

Sources : Ville de Paris, demande d’emprise sur l’espace public (CITE) ; arrêté de la Maire de Paris du 12 juillet 2017, BMO du 18 juillet 2017 ; Ville de Paris, les points de dépôt pour vos déchets du bâtiment, consultées le 02/11/2026.

Vos questions

Un projet ? Parlons-en, le devis est gratuit.

Nous appeler

Oui : avant les travaux, le donneur d’ordre, c’est-à-dire le propriétaire, fait réaliser un repérage de l’amiante par un diagnostiqueur certifié. L’amiante n’est interdit en France que depuis 1997, et un immeuble des années 1970 peut en contenir dans ses sols, ses colles ou ses conduits.

L’intérieur, oui, comme dans toute maison : cloisons, pièces d’eau, électricité, sols, peinture. L’extérieur est plus encadré depuis que le PLU bioclimatique protège cet ensemble, et tout changement de façade, de fenêtre ou de toiture passe par une déclaration préalable.

Là où le sous-sol contient du gypse, oui : ce minéral se dissout dans l’eau, et des fuites répétées peuvent créer des cavités. Le 20e fait partie des arrondissements où l’Inspection générale des carrières recense d’anciennes carrières de gypse.

Le maître d’ouvrage, c’est-à-dire le propriétaire qui fait réaliser les travaux, même s’il est un particulier. La demande se fait sur le service CITE de la Ville de Paris, au moins un mois avant la date voulue.

Oui, de Belleville à la porte de Montreuil, depuis notre siège du 12e voisin. Nous intervenons aussi dans le reste de Paris et en Île-de-France ; l’étude sur place et le devis sont gratuits.

Devis gratuit

Parlons de votre projet

Décrivez vos travaux en quelques lignes : nous vous rappelons pour organiser l’étude sur place, puis vous recevez un devis détaillé, poste par poste.

Vos coordonnées servent uniquement à répondre à votre demande (voir les mentions légales).